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Interviews

  • Pour un marketing réconciliateur dans l’assurance : interview de François Forge

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    En amont de la conférence du mercredi 27 septembre organisée par le Conseil Scientifique de l’Adetem, Demain l’Assurance et Insurtech France (inscriptions ici), François Forge, Fondateur de Volund Consulting, (Ex Aésio, Wakam, Axa) répond à nos questions :

    Question : Fut une époque où Milton Friedman clamait que « l’entreprise a une et une seule responsabilité sociale : accroître ses profits » : une telle vision de l’entreprise est-elle encore possible de nos jours ? Pourquoi ?

    François Forge : Cette vision semble aujourd’hui dépassée, notamment en Europe où les populations considèrent majoritairement que le profit n’est que l’un des paramètres d’une équation qui doit désormais prendre en compte la notion de durabilité. En d’autres termes, une entreprise doit être en mesure d’assurer un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs… C’est la définition même du concept de développement durable qui s’est progressivement imposée au milieu des années 2000.

    Cette prise de conscience est d’ailleurs quasiment native chez les générations Z (1997-2010) et Alpha (2010-2024) qui représenteront d’ici 2050 la majorité de la population active. Pour ces individus (du moins les Zoomers), le besoin d’engagement et la quête de sens sont fondamentaux et parfois même supérieurs à notion d’accroissement des profits. Par ailleurs, les défis majeurs qui les attendent, comme le dérèglement climatique, risquent d’accentuer cette tendance.

    Enfin, il existe également des entrepreneurs au sein de la génération X (1965-1980), qui à leur manière considère que l'entreprise à une responsabilité, voire un dessein, envers la société. Elon Musk, aussi controversé soit-il, s’est ainsi fixé comme objectif « d’assurer la survie de l’humanité » à travers les activités de son groupe. En effet, Tesla produit des véhicules électriques qui aspirent à réduire les gaz à effet de serre responsables du changement climatique. SpaceX de son côté ambitionne de créer une civilisation multi-planétaire et ainsi de limiter notre dépendance à une seule Terre. Neuralink d’éviter que l’humanité ne soit supplantée un jour par l’intelligence artificielle… Même si le magazine Forbes classe régulièrement Elon Musk première fortune mondiale, l’accroissement de ses profits ne semble pas être sa première motivation, comme en témoigne d'ailleurs le rachat chaotique de Twitter. Cette manne financière est donc au service d'une cause qui se veut avant tout Environnementale, Sociétale, voire humaniste... mais dont on peut évidemment questionner le mode de Gouvernance.

  • Pour un marketing réconciliateur dans l’assurance : interview de Benoît Douxami

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    En amont de la conférence du mercredi 27 septembre organisée par le Conseil Scientifique de l’Adetem, Demain l’Assurance et Insurtech France (inscriptions ici), Benoît Douxami, Directeur Général de Gan Patrimoine, répond à nos questions :

    Question : Fut une époque où Milton Friedman clamait que « l’entreprise a une et une seule responsabilité sociale : accroître ses profits » : une telle vision de l’entreprise est-elle encore possible de nos jours ? Pourquoi ?

    Benoît Douxami : La hausse des profits est un des objectifs de l'entreprise mais il ne peut être le seul et surtout pas. L'entreprise se doit d'être responsable et inclusive, il en va de sa survie.

    Les consommateurs sont et seront de plus en plus sensibles à la responsabilité sociale et environnementale de l'entreprise et le feront savoir sur le niveau d'attachement et de consommation envers l'entreprise/la marque.

    Donc, ce n'est plus un choix mais c'est une nécessité économique pour l'entreprise que d'avoir une réelle stratégie de responsabilité sociale non basée sur la hausse des profits.

    Question : Dans le monde de l’assurance, quelle est (pourrait être) la responsabilité sociale des entreprises ?

    Benoît Douxami : Il y a de nombreux axes mais on peut simplifier en parlant d'axes humains : diversité, QVT, partage de valeur…, d'axes produits : unités de comptes « vertes », responsables par exemples, ou d’axes Corporate/RSE : bilan carbone, etc.

  • Pour un marketing réconciliateur dans l’assurance : interview de Vincent Jullien

    Portrait_NB.pngEn amont de la conférence du mercredi 27 septembre organisée par le Conseil Scientifique de l’Adetem, Demain l’Assurance et Insurtech France (inscriptions ici), Vincent Jullien, Responsable du service Etudes & Insights Clients , CNP Assurances, répond à nos questions :

    Question : Fut une époque où Milton Friedman clamait que « l’entreprise a une et une seule responsabilité sociale : accroître ses profits » : une telle vision de l’entreprise est-elle encore possible de nos jours? Pourquoi?

    Vincent Jullien : Les études que nous réalisons montrent que nos clients ne raisonnent pas seulement en qualité de consommateurs, mais aussi – et de plus en plus – en qualité de citoyens.

    Du point de vue de nos clients, une entreprise ne peut pas se contenter de seulement générer du profit. Elle doit aussi endosser des responsabilités à l’égard de notre société.

    Cela implique que nous intégrions à notre stratégie et à nos actions la prise en compte de l’autre, c’est-à-dire nos contemporains : leurs besoins, attentes, et préoccupations.

    Dans le propos de Friedman, difficile par exemple de détecter la dimension sociale et environnementale que l’on retrouve dans tout acte de consommation.

    Il s’agit pourtant d’une dimension majeure pour que notre société se développe sainement, et pour lequel les clients ont un regard toujours plus expert et exigeant.

    Question : Dans le monde de l’assurance, quelle est (pourrait être) la responsabilité sociale des entreprises ?

    Vincent Jullien : La notion de « responsabilité sociale » est à considérer au pluriel, tant le champ des possible est vaste.

    Par exemple, le creusement des inégalités sociales et la crainte du déclassement sont des sujets sur lesquels un assureur peut agir.

    Il s’agit pour cela de proposer des solutions d’assurance qui s’adressent au plus grand nombre, et en cohérence avec le pouvoir d’achat de chacun.

    Autre sujet important, la protection de l’environnement, et notamment – mais pas seulement – la question du réchauffement climatique.

    Sur ce terrain, les placements ISR (investissements socialement responsables) ont vocation à concilier performance financière et développement durable.

    Beaucoup d’épargnants sont soucieux de donner du sens à leur épargne. C’est à nous, assureurs, de les accompagner avec de la pédagogie et du conseil.

    Enfin, l’assurance doit être plus accessible. Les clients veulent des solutions utiles, simples, et qui leur facilitent la vie.

    Nous devons donc renverser la perception que peuvent avoir certains clients de leur assureur et de son utilité.

    Question : Quels sont vos projets en la matière ?

    Vincent Jullien : Nous souhaitons rendre accessible à chaque personne une solution d’assurance, quelle que soit sa situation, et être présents lorsque nos assurés ont besoin de nous.

    Nous nous engageons à accompagner le client à tous les moments de sa vie, à rendre l’assurance claire et facile, et à assurer le plus grand nombre possible de personnes.

    Ces objectifs sont inscrits dans notre raison d’être. Leur progression est mesurée chaque année grâce à des indicateurs chiffrés.

    J’aurai plaisir à vous en dire davantage lors de la conférence du 27 Septembre !